La médiation animale en soutien aux Flamboyants Sud

PSYCHOLOGIE.

Le chien, le meilleur ami de l’humain ?

Marie HURIET, aide-soignante, en est convaincue, à tel point qu’elle a proposé à sa direction, après avoir consulté un vétérinaire comportementaliste, d’amener sa chienne deux fois par semaine à la clinique afin d’apporter un peu de douceur à ses patients, atteints de troubles anxieux. Et qu’en pense l’animal ? « C’est difficile de savoir ce que ma chienne ressent ou comprend, reconnaît Marie HURIET, mais elle se prête au jeu. Ce n’est pas un animal particulièrement câlin, mais elle accepte le contact avec les patients.« 

« C’EST CLAIREMENT UN PLUS DANS LE SOIN »

Une infirmière s’est aussi prise au jeu et vient également avec son chien une à deux fois par semaine. « Pour les patients dépressifs, qui ont tendance à s’isoler et à manquer d’énergie, c’est clairement un plus dans le soin. S’ils n’ont pas envie de sortir marcher dans le parc, ou de participer à la sorte prévue, il suffit souvent de dire que les chiens seront là pour les décider à participer« , précise l’aide-soignante.

Au fil de la promenade, la conversation peut s’amorcer, alors que le patient dépressif est généralement silencieux, introverti. « On parle du chien, on parle au chien, cela crée du lien. Et puis le patient évoque parfois les bons moments passés avec ses animaux de compagnie s’il en a eu. C’est très bénéfique pour le patient, parce que cela lui permet de faire de l’exercice, ce qu’il n’aurait pas forcément eu envie de faire sans la présence des animaux, cela l’encourage à créer du lien par l’échange, cela peut aussi réactiver des souvenirs agréables de son passé, renforcer l’estime de soi quand le patient se sent reconnu et apprécié par l’animal« , explique l’aide-soignante.

L’un d’entre eux, Fernando, aime particulièrement ces moments de balade avec la chienne. « J’ai eu un chien et un chat, j’aime beaucoup les animaux« , dit-il en souriant, en saisissant la laisse de la chienne précautionneusement, tel un objet précieux.

Des ateliers sont désormais proposés, dans le respect du bien-être animal. « Kulotte participe volontiers, se laisse caresser et répond aux sollicitations. Quand elle en a assez, elle s’écarte. Dans ce cas, on poursuit la discussion autour des expériences vécues avec des animaux par les participants, et on reprend quand elle revient vers nous« .

Pour Marie, la médiation animale est un moyen de plus à mettre au service des meilleurs soins pour ses patients, mais pas un but en soi. Ce qui ne l’a pas empêché de se former, grâce à une organisation qualifiante, Umanima Formation.

La médiation animale, un atout soin… au poil !

MIREILLE LEGAIT

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